
Dans un monde en perpétuel évolution, les droits des femmes ne sont pas susceptibles d’être réclamés plutôt d’entre reconnus et mis en pratique vu l’importance qu’incarne cet être semblable du mâle dominant. La reconnaissance de droits des femmes a conduit l’Association des Femmes de l’Université Kongo (FUKA) en collaboration avec l’Université Kongo d’organiser une conférence-débat sur le thème international du mois de la femme : Droit, justice et actions pour toutes les femmes et filles. L’activité s’est tenue ce samedi 21 mars 2026 au site universitaire de Mbanza-Luvaka dans la province du Kongo-central.
Appel au brisement des stéréotypes
« La femme d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier, la promotion de l’égalité juridique entre les femmes et les hommes n’est pas une aspiration mais une nécessité pour le développement harmonieux de la société. Cependant, cette revendication ne doit pas rester un slogan mais une occasion pour la femme et la jeune fille de prouver ses compétences. Notre devoir est celui de continuer à lutter contre les inégalités des femmes et des jeunes filles et à créer une justice équitable pour tous car une société juste est celle qui progresse », a souligné la Présidente de la FUKA.

Leadership, méritocratie, travail et compétences au cœur de trois interventions
La professeure Cathy Tshabadala a exhorté sur le leadership, créativité, ambition et mener un changement pour un avenir meilleur. Cet enseignante et professeure des universités a donné un regard croisé entre le voulu et le vécu en ce qui concerne les droits de la femme en général.
« Le combat de parité ne concerne pas le foyer », selon le lieutenant-colonel Lille Muzila Atol.
« Cela fait aujourd’hui pratiquement 50 ans que les femmes du monde militent pour la reconnaissance de leurs droits
dans la société. Il s’agit d’une démarche, d’un bout de chemin effectué, seul ou à côté des hommes, à travers des manifestations de tout genre, dans le but de promouvoir la femme dans son intégralité.
Malheureusement, force est de constater qu’aujourd’hui dans notre pays, malgré la multiplication des initiatives de sensibilisation des femmes à leur droit et leur devoir, la journée du 8 mars se résume encore au port d’un pagne, à des réjouissances conduisant, dans des cas les plus déplorables, à des scènes qui ne valorisent en rien la femme.
Nous sommes appelés à célébrer ce mois qui nous est dédié à travers des activités qui non seulement valorisent la femme, mais qui l’emmènent à réfléchir sur son vécu quotidien, sur son rôle dans le développement et le bien-être de la société », a-t-elle dit.
Elle pense que « la parité s’applique dans l’égalité des chances et toutes les femmes sont tenues l’homme car c’est lui qui a été créé pour dominer sur la femme dans le foyer mais pas dans le travail où la méritocratie doit être de rigueur (…) Ce qu’il faut à la femme, c’est la méritocratie car lorsque elle est appelée a relever un défi, elle doit être sûre de mériter et bannir le favoritisme. Qu’on ne vous dise pas que dans l’armée nous avons seulement des hommes qui excellent et non les femmes. Je suis un exemple vivant, avec les fonctions que j’assume maintenant »

Poursuivant : « Dans l’armée, il y a plus la méritocratie, pour mériter il faut travailler et convaincre par votre façon de faire. C’est comme ça que viennent les grades. Il y a plusieurs femmes qui occupent des hautes fonctions actuellement dans l’armée et les exemples sont légions »
Madame Flore Mvuemba a quant-à elle abordé la question de l’entrepreneuriat dans la santé pour le bien-être en RDC : opportunités pour la jeune fille.
« Mes chères sœurs, sans la santé nous ne pouvons rien faire, raison pour laquelle bien je sois experte en marché public pour le compte de la BAD, j’ai choisi d’entreprendre dans la santé.
Face à la rareté et les difficultés de trouver un emploi aujourd’hui, il est préférable d’entreprendre car le salaire seul ne peut toujours pas suffire », a encouragé l’experte en passation des marchés publics, et qui entreprend, désormais, dans le domaine de la santé.
A l’issue de cette conférence, les femmes réunies au sein de la FUKA ont remis aux mains du Secrétaire Général Académique de l’Université Kongo des meubles pour bureaux et guest ainsi que des poubelles pour rendre propre le campus universitaire.

Notons que l’Association des Femmes de l’Université Kongo (FUKA) est une ASBL créée en 2004 sous l’impulsion des anciens étudiants de Cet Alma Mater. Les buts poursuivis sont nobles allant de la consolidation des liens, l’assistance mutuelle et les activités humanitaires. L’objectif reste la promotion des actions féminines et défendre la des droits de femmes.
Percy Massamba
