
Invité de la Rédaction ce jeudi 30 Avril 2026, date consacrée à la fête de l’enseignement en RDC, l’écrivain Rufus Mata Baluvuidi est revenu sur l’importance de recourir à des livres pour une meilleure formation des apprenants au niveau de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Ecrivain et auteur de plusieurs ouvrages, il a aussi fait le point sur la problématique de piratage des œuvres littéraires en République Démocratique du Congo.
« Il faut rappeler une vérité simple : sans livres, il n’y a pas de véritable formation universitaire. Les cours donnent des bases, mais ce sont les ouvrages qui approfondissent, qui ouvrent l’esprit critique et qui permettent aux étudiants de se confronter à la diversité des idées. Le livre reste la pierre angulaire de la recherche et de la construction des élites », a déclaré l’écrivain Rufus Mata.
Avant de poursuivre : « Cependant, le phénomène des photocopies non autorisées est devenu une pratique courante. Il traduit une crise d’accès : les étudiants n’ont pas toujours les moyens d’acheter les ouvrages, et les bibliothèques sont insuffisantes. Mais cette pratique fragilise les auteurs et l’édition locale, en privant ceux qui créent de la juste reconnaissance. Elle entretient aussi une culture de la facilité, où l’on consomme des fragments au lieu de s’approprier l’œuvre entière »
Réformer l’accès au livre, protéger la pensée et garantir l’avenir
Pour lui, « La solution n’est pas seulement de condamner, mais de réformer l’accès au livre : renforcer les bibliothèques universitaires, encourager l’édition locale, négocier des versions étudiantes abordables, et surtout sensibiliser les jeunes à respecter le travail intellectuel. Car protéger le livre, c’est protéger la pensée, et protéger la pensée, c’est garantir l’avenir de l’enseignement supérieur »
La Rédaction
