
Licencié en Sciences Politiques et Administratives, Monsieur Trésor Ntombo Bahundene a défendu, ce samedi 28 mars 2026, son mémoire de Diplôme d’Études Approfondies (DEA) à l’Université Pédagogique Nationale, Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives. Travail intitulé : « le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale en RDC : enjeux et jeux d’acteurs ».
Il est question d’examiner les différentes mécanismes mis en place par les élus du peuple afin de contribuer à la réflexion sur le renforcement de l’état de droit, la responsabilité politique et la consolidation de la gouvernance en République Démocratique du Congo.
Analysant également des aspects analytiques liés au thème de recherche, le mémoire de Trésor Ntombo a donc proposé la construction d’un modèle social et/ou un idéal type capable de donner un nouvel élan à l’Assemblée Nationale, tant dans la surveillance de l’action gouvernementale que dans la contribution au débat juridique sur le renforcement de l’état de droit.

« Le contrôle parlementaire constitue l’un des mécanismes essentiels de l’équilibre des pouvoirs dans un État démocratique. En République démocratique du Congo, la Constitution du 18 février 2006 prévoit plusieurs instruments permettant au Parlement d’assurer la surveillance de l’action gouvernementale et de garantir la responsabilité politique du gouvernement devant la représentation nationale. Ce mémoire analyse les fondements juridiques et institutionnels du contrôle parlementaire en RDC, ainsi que les modalités concrètes de son exercice à travers les différents mécanismes prévus par la Constitution et les règlements des chambres parlementaires.
L’étude met notamment en évidence des instruments tels que les questions parlementaires, les interpellations, les commissions d’enquête, ainsi que les motions de censure et de défiance », note l’auteur.
Poursuivant : « Au-delà de l’analyse normative, ce travail examine également les enjeux politiques et les jeux d’acteurs qui influencent l’effectivité du contrôle parlementaire. Il met en lumière les relations entre le Parlement et le gouvernement, le rôle des partis politiques ainsi que les dynamiques institutionnelles susceptibles de renforcer ou de limiter l’efficacité de ce mécanisme de contrôle. Cette recherche vise ainsi à contribuer à la réflexion sur le renforcement de l’État de droit, la responsabilité politique et la consolidation de la gouvernance démocratique en République démocratique du Congo. Courte biographie de l’auteur »

Cinq (5) éminents Professeurs des Universités venus de l’Université Pédagogique Nationale et de l’Université de Kinshasa ont constitué le panel d’experts désignés pour étudier en profondeur cette la recherche présentée et examiner le récipiendaire. Il s’agit notamment des Professeurs :
- Émile Bongeli Émile (UPN) siégeant en qualité de président de jury ;
- Losuma Bakambo (UPN), Secretaire du jury ;
- Yeni Nkumu Édit (UPN), Promoteur ;
- Djoli Eseng Ekeli Jacques (UNIKIN), Co-Promoteur ;
- Rukengwa Bahizire Pascal (UPN) ;
- Mengi Kapita Grégoire (UPN) ;
- Kasese Dénis, (UPN)

Cette défense, un véritable rendez-vous de la crème intellectuelle consacré, notamment à la réflexion sur les mécanismes essentiels de l’équilibre des pouvoirs dans un état Démocratique qu’est la République Démocratique du Congo.
« La confiance n’exclut pas le contrôle, dit-on. Au regard de ce principe qui se justifie à l’échelle microcosmique, mésocroscomique et macrocosmique, les relations sociales quel que soit la nature sont rendues efficaces et productives grâce au respect du contrôle pour éviter le piège de l’anomie. Ainsi, le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale se veut une fonction consubstantielle à toute démocratie représentative.
Et, l’observation qui en découle du champ politique congolais atteste un fossé imminent entre les normes et la réalité, les prévisions et les réalisations, c’est-à-dire la conception et la mise en œuvre, etc. Étant donné que l’enjeu du jeu d’acteurs se révèle stratégique dans la définition des résultats. Ainsi, une analyse ou lecture stratégique du champ politique congolais de contrôle s’avère impérieuse pour établir la vérité »
Preciana Makilutila
