
La tension ne retombe pas dans le secteur de l’ESU. Le Collectif National des Apprenants DEA/DES (PADEM) a saisi ce lundi le Président Félix-Antoine Tshisekedi. En cause : la date limite du 31 décembre 2026 annoncée par la Ministre de l’ESURSI, Marie-Thérèse Sombo, pour la défense des mémoires de l’ancien système.
Dans leur mémorandum réceptionné ce 13 octobre à la Présidence, les apprenants dénoncent la note circulaire du 8 octobre 2026 qui proroge cette date butoir, initialement fixée au 30 septembre, tout en maintenant l’obligation de passer par les écoles doctorales. Or, rappellent-ils, ces mesures avaient été suspendues par le Conseil d’État dans son Ordonnance ROR.1612 du 31 juillet 2026, qui suspendait l’arrêté n°134/MINESU du 21 octobre 2025 et la note circulaire n° 002.
« Malgré la suspension par la justice, la Ministre continue d’imposer une date limite », accuse le Collectif, tout en affirmant que cette situation bloque des centaines de dossiers dans les établissements publics, dont notamment l’UNISIC.
Ces derniers exigent du Chef de l’État le respect de la décision du Conseil d’État, le retrait de l’arrêté et de la circulaire du 8 octobre fixant la date limite au 31 décembre 2026, le droit de poursuivre les études jusqu’à la thèse selon les règles en vigueur lors de leur inscription, la régularisation sans condition de la situation des apprenants de l’ex-IFASIC, y compris les scientifiques injustement révoqués ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation entre la Présidence, le Ministère de l’ESU, les universités et les apprenants.
Josué Nsema International
