
Lors de sa conférence de presse tenue à Kinshasa la semaine dernière, par la voix de son Directeur exécutif Philippe Bolopion, Human Rights Watch a exprimé de vives préoccupations concernant les droits humains en République démocratique du Congo. L’organisation a aussi mis l’accent sur la nécessité de laisser les étudiants s’exprimer librement dans le débat autour du changement de la Constitution, sans représaille et en protégeant leur scolarité.
Au-delà des dénonciations liées aux arrestations arbitraires et aux dérives sécuritaires, HRW a relevé que l’accès aux universités et à l’Enseignement Supérieur est devenu difficile, voire impossible, dans les villes et provinces de la RDC déchiré par la guerre. Cette situation empêche enseignants et étudiants de rejoindre leurs institutions pour assurer la formation qui est un moyen de consolider les acquis congolais en formant l’élite de demain.
Dans son analyse, l’organisation a insisté sur le fait que les étudiants doivent pouvoir participer pleinement au débat public, sans crainte de répression. Pour HRW, la protection de leur scolarité, de leur liberté d’expression et de leur droit à la parole constitue une condition essentielle pour consolider l’État de droit et préserver les acquis démocratiques du pays, et ce, même s’ils montent en créneau pour donner leur avis sur le changement de la constitution.
Il faut noter que, avant cette rencontre avec la presse, Philippe Bolopion a rencontré les principales parties prenantes en RDC : les autorités politiques, les responsables de l’opposition, les organisations de la société civile, les victimes ainsi que d’autres acteurs engagés dans la défense des droits humains.
Ces échanges ont permis d’aborder directement les questions liées aux libertés fondamentales et à la consolidation de l’État de droit mais pas que. Elles ont permis d’encourager chaque partie à continuer à respecter les droits de chacun citoyen congolais et ce, en commençant par ses droits les plus basiques.
